samedi 18 janvier 2020

Préambule: l'inégalité criante des retraites


Les inégalités face à la mort sont telles que les ouvriers du privé vivent 9 ans de moins que les employés du secteur public. Les ouvriers devraient partir plus tôt et toucher plus puisqu'ils en profiteront moins longtemps. Leurs épouses toucheront une faible pension de réversion et auront des droits d'autant plus faibles qu'elles auront eu des enfants et une carrière incomplète (61 % des femmes et 15 % des hommes sont dans ce cas). 40 % des familles très nombreuses (quatre enfants et plus) sont de référence ouvrière. Aucun groupe de pression ne les défend, surtout pas la CGT, opposée par idéologie à tout ce qui de près ou de loin touche au secteur privé.

Les inégalités de la répartition en fonction des régimes de retraites (privés, publics, spéciaux, agricole) sont particulièrement criantes. Le privé, avec plus de la moitié des ayants droit (54 %), ne profite que de moins de la moitié soit 27% des prestations légales vieillesse et veuvage. Cet écart est d'autant plus significatif que cette catégorie représente plus des deux tiers des cotisants. Les moins bien lotis sont les bénéficiaires du régime vieillesse agricole (19 % des ayants droit mais seulement 8 % des pensions versées), soit autant que les régimes spéciaux qui sont quatre fois moins nombreux. Le plus inquiétant pour l'avenir étant le régime des fonctionnaires, qui avec 12 % des ayants droit compte pour 31 % des pensions versées. Les fonctionnaires partent massivement à la retraite et les montants ne sont pas provisionnés sauf à puiser dans le régime général essentiellement alimenté par le secteur privé.

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